Jetboil Flash ou Stash : nous mettons exactement la même note aux deux, 8,6 sur 10. Ce n’est pas une dérobade — c’est le constat que ces deux réchauds font très bien deux choses différentes. Cent soixante et onze grammes et deux décilitres les séparent, et c’est votre façon de manger le soir qui tranchera.
Jetboil Flash ou Stash : l’essentiel
- Le plus léger : le Stash, 200 g contre 371 g pour le Flash.
- Le plus rapide : le Stash, 1 min 30 pour 0,5 L, contre 100 à 120 s au Flash.
- Le plus grand : le Flash, popote d’1 L contre 0,8 L.
- Le plus polyvalent : le Stash, qui accepte une vraie cuisson — le Flash est un chauffe-eau.
- Nos notes : 8,6 sur 10 pour les deux.
- Le vrai critère : lyophilisé ou cuisine réelle.
Jetboil Flash : le chauffe-eau imbattable
Trois cent soixante et onze grammes, 1,5 kW, une popote FluxRing d’un litre, et une ébullition annoncée en 100 à 120 secondes pour un demi-litre. Nous l’avons emporté une semaine sur le Tour du Beaufortain, et le chiffre est tenu : le temps de sortir le sachet de lyophilisé, l’eau est prête.
Le manchon isolant permet de saisir la popote à main nue, le couvercle fait passoire — appréciable pour égoutter des pâtes sans tout renverser — et l’indicateur thermochromatique sur le logo change de couleur à l’approche de l’ébullition. L’efficacité tient même par vent modéré, à condition de l’abriter un peu.
Sa limite est celle de tous les systèmes optimisés pour bouillir : pas de réglage fin, donc pas de cuisson à feu doux. Le Flash chauffe de l’eau, très vite, et ne prétend pas faire autre chose.
Jetboil Stash : la moitié du poids, et une vraie casserole
Deux cents grammes tout compris, une popote de 0,8 L, une ébullition en 1 min 30 pour un demi-litre. Nous l’avons utilisé sur toute la Grande Traversée des Alpes, et c’est le réchaud qui se fait le plus oublier dans un sac.
Sa conception tout-en-un — brûleur, support et popote s’emboîtent — explique la compacité. Les encoches du brûleur bloquent la casserole en place, ce qui règle le problème de stabilité qu’on reproche souvent aux réchauds légers. Le revêtement antiadhésif rend le nettoyage rapide, et les graduations de la popote évitent de doser au jugé.
Et surtout, il cuisine réellement. Nous y avons fait chauffer des conserves — cassoulet, raviolis — sans attacher. Le seul manque : aucune housse fournie, il faut lui trouver un sac en toile si on ne veut pas le rayer.
Ce qui les sépare vraiment
Le poids d’abord, et il est franc : 171 g, soit près du double. Sur un sac déjà optimisé, c’est l’équivalent d’une cartouche de gaz supplémentaire. Ce seul chiffre suffit à départager pour qui compte les grammes.
Le volume ensuite, et il joue en sens inverse. Un litre contre 0,8 : à deux, la différence se sent immédiatement, parce qu’il faut faire deux services au lieu d’un. Le Flash est le réchaud du duo, le Stash celui du solitaire.
Enfin la cuisson, et c’est le point le moins évident. Le Flash est un système fermé conçu pour porter de l’eau à ébullition le plus vite possible : parfait pour le lyophilisé, le thé et le café, inutile pour autre chose. Le Stash, lui, se comporte comme un petit réchaud classique surmonté d’une popote efficace : on peut y mijoter. Si votre cuisine du soir se résume à verser de l’eau bouillante dans un sachet, cette différence ne vous coûtera rien. Si vous emportez des conserves ou des pâtes, elle décide de tout.
Jetboil Flash ou Stash : lequel choisir selon votre usage
Vous partez seul, au lyophilisé
Stash. Deux cents grammes, une ébullition plus rapide, et 0,8 L largement suffisant pour un sachet et un thé.
Vous partez à deux
Flash. Le litre de la popote évite le deuxième service, et le manchon isolant permet de la faire passer de main en main.
Vous cuisinez vraiment le soir
Stash. Il accepte la cuisson douce et les conserves, là où le Flash ne sait que faire bouillir.
Vous voulez le café le plus vite possible au réveil
Les deux font le travail en moins de deux minutes. Le Flash a l’avantage du manchon et de l’indicateur de température, le Stash celui de tenir dans une poche.
Vous partez en bivouac exposé au vent
Flash, dont le système FluxRing fermé encaisse mieux le vent modéré. Dans les deux cas, un pare-vent ou un rocher bien placé change plus de choses que le modèle.
Nos tests complets : le Jetboil Flash et le Jetboil Stash. Pour élargir, notre comparatif des meilleurs réchauds de randonnée.
Questions fréquentes sur le Flash et le Stash
Peut-on cuisiner avec un Jetboil Flash ?
8,5/10Lire notre test
Pas vraiment. C’est un système optimisé pour l’ébullition, sans réglage fin de la flamme : il porte l’eau à ébullition très vite mais n’autorise pas la cuisson douce. Pour des conserves ou des pâtes mijotées, le Stash est le bon choix.
Lequel est le plus rapide ?
Le Stash, à 1 min 30 pour un demi-litre, contre 100 à 120 secondes au Flash. L’écart est faible et se resserre encore par vent, où le système fermé du Flash reprend l’avantage.
Le Stash est-il stable ?
Oui, davantage qu’on ne l’attend d’un réchaud de 200 g. Les encoches du brûleur bloquent la popote en place, ce qui évite le basculement classique des réchauds ultralégers. Sur sol mou, posez tout de même une plaque ou une pierre plate.
Faut-il une housse pour le Stash ?
Il n’en est pas livré, et c’est son principal oubli. Un simple sac en toile suffit à éviter les rayures sur le revêtement antiadhésif et à empêcher que les pièces s’entrechoquent dans le sac.
Quelle cartouche de gaz pour chacun ?
Les deux fonctionnent sur cartouche à valve à vis standard, du type 100 ou 230 g. La 100 g s’emboîte dans la popote du Stash, ce qui préserve sa compacité ; le litre du Flash accepte la 230 g.
