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Veste Millet Kamet Light Gore-Tex — Test et avis (2026)

Randonneur en veste Millet Kamet Light bleue marchant sous la pluie sur une piste forestière8,5/10

La Kamet Light Gore-Tex est la veste imperméable que j’ai portée sur le Tour du Beaufortain, dont plusieurs heures d’affilée sous une pluie qui ne s’arrêtait pas. C’est exactement le genre de journée qui départage une membrane d’une autre, et Millet s’en sort très bien. Elle figure dans mon comparatif des meilleures vestes de randonnée imperméables.

Notre note8,5/10
Performance sur le terrain9,0
Imperméabilité10,0
Durabilité et finition10,0
Rapport qualité-prix6,0
Poids et encombrement7,0
Packshot de la veste imperméable Millet Kamet Light Gore-Tex
  • Membrane : Gore-Tex 3 couches
  • Imperméabilité : 28 000 mm
  • Respirabilité : RET < 9
  • Poids : environ 475 g en taille L
  • Aération : deux zips sous les bras
  • Capuche : à visière, compatible casque
Randonneur de dos en veste Millet Kamet Light, sac couvert de sa housse de pluie, à une bifurcation du Tour du Beaufortain
Sur le Beaufortain : la housse du sac est de sortie, la veste tient seule le reste.

La Kamet Light à l’usage

Des heures de pluie, et rien n’est passé

C’est le point sur lequel je n’ai aucune réserve. Sur le Beaufortain, la pluie a duré des heures sans interruption, du type de celles qui finissent par avoir raison des vestes moyennes : l’eau passe d’abord aux épaules, là où les bretelles du sac écrasent le tissu et où la déperlance s’use le plus vite. Rien de tel ici. La membrane Gore-Tex 3 couches et ses 28 000 mm ont tenu du début à la fin, épaules comprises.

Randonneur en veste Millet Kamet Light capuche fermée sous une averse en forêt
Capuche fermée, col remonté : la configuration des heures de pluie continue.

La seule limite que j’ai rencontrée n’en est pas vraiment une, c’est celle de toutes les membranes : après plusieurs heures sous la pluie, il fait chaud à l’intérieur. Aucune veste imperméable n’y échappe, quel que soit le chiffre de respirabilité affiché. La différence se joue sur ce qu’on peut faire pour l’atténuer, et là, la Kamet a une vraie réponse.

Les zips sous les bras font le vrai travail

Les deux ouvertures zippées sous les bras sont ce qui rend la veste supportable en montée sous la pluie. Ouvertes en grand, elles évacuent bien plus d’air chaud que ce que la membrane peut faire passer toute seule, et je les manœuvre sans retirer le sac. C’est un équipement qu’on retrouve sur toutes les bonnes vestes techniques, mais qui manque encore à beaucoup de modèles milieu de gamme : à l’usage, c’est le premier critère que je regarde sur une veste de randonnée.

Randonneur en veste Millet Kamet Light remontant une piste détrempée sous la pluie
En montée chargé, c’est l’aération qui fait la différence, pas le chiffre de respirabilité.

Le RET annoncé sous 9 place la Kamet Light dans le haut du panier théorique. Sur le terrain, je ne ressens pas ce chiffre comme une veste qui « respire » : je le ressens comme une veste qui met plus longtemps que les autres à devenir inconfortable.

Une capuche qui tient toute seule

La capuche est assez rigide et sa visière fait presque casquette. Ce n’est pas un défaut, c’est ce qui lui permet de garder sa forme sous l’averse au lieu de s’affaisser sur les yeux, et de laisser la pluie s’égoutter devant le visage plutôt que sur les lunettes. Elle est dimensionnée pour passer par-dessus un casque d’alpinisme, ce qui explique son volume : tête nue, elle reste généreuse.

Randonneur en veste imperméable Millet, capuche relevée, sous la pluie sur le Tour du Beaufortain
La visière garde sa forme même quand il tombe des cordes depuis deux heures.

Le poids, et ce que j’accepte en échange

Autour de 475 g en taille L, la Kamet Light n’est pas la coupe-vent d’urgence qu’on oublie au fond du sac. C’est une vraie 3 couches, et elle en a le poids. Pour un trek de plusieurs jours en montagne où la pluie est probable, ces grammes se rentabilisent dès la première grosse averse. Pour une sortie à la journée par temps incertain, une membrane plus légère suffit souvent.

Détail du serrage et de la fermeture d une veste imperméable Millet en randonnée
Les réglages tombent sous la main, gants compris.

Beaucoup portée, et aucune trace d’usure

C’est le point que peu de tests documentent, parce qu’il demande du temps. Depuis le Beaufortain, la veste a beaucoup servi : sorties à la journée, week-ends, bivouacs, frottements de bretelles et de sangle pectorale aux mêmes endroits à chaque fois. Le tissu extérieur ne montre ni brillance aux épaules, ni amorce d’usure aux coudes, ni couture qui bouge. C’est ce qui justifie le prix d’une veste à ce niveau : elle ne se remplace pas dans deux saisons.

Randonneur en veste imperméable Millet sur une piste noyée dans le brouillard, Tour du Beaufortain
Brouillard épais et bruine continue : la situation où la déperlance se juge.

Avantages et inconvénients

Ce qui m’a convaincu

  • Imperméabilité sans faille sur plusieurs heures de pluie continue, épaules comprises
  • Deux zips d’aération sous les bras, manœuvrables sac au dos
  • Capuche qui garde sa forme et protège le visage
  • Poches bien placées, accessibles même avec le sac sur le dos
  • Aucune usure visible malgré un usage régulier
  • Liberté de mouvement préservée malgré la construction 3 couches

Ce qu’il faut savoir

  • Il fait chaud dedans après plusieurs heures sous la pluie, comme dans toute veste imperméable
  • Environ 475 g : c’est une veste de trek, pas une coupe-vent de secours
  • Capuche taillée pour un casque, donc généreuse tête nue
  • Le tarif d’une Gore-Tex 3 couches d’alpinisme

Kamet Light ou Kamet Gore-Tex : ce qui a changé

Millet a fait évoluer la gamme depuis mon test. La Kamet vendue aujourd’hui est passée à la membrane Gore-Tex ePE, une génération sans PFAS développée pour répondre à l’interdiction française entrée en vigueur au 1er janvier 2026. L’imperméabilité reste annoncée à 28 000 mm, la face extérieure passe en polyamide recyclé, et la capuche alpinisme compatible casque est conservée.

Une différence mérite d’être signalée : la respirabilité annoncée sur le modèle actuel est donnée pour un RET inférieur à 20, quand ma Kamet Light affichait un RET inférieur à 9. Sur le papier, la version sans PFAS respire donc moins bien. C’est un arbitrage assumé par l’industrie textile, et il concerne toutes les marques, pas Millet seule.

Randonneur de dos en veste Millet Kamet Light devant un panorama de sommets alpins
Éclaircie sur le Beaufortain : elle reste sur le dos, elle ne gêne pas quand le temps se lève.

Acheter la veste Millet Kamet

Le modèle que j’ai testé est la Kamet Light Gore-Tex, remplacée dans la gamme par la Kamet Gore-Tex en membrane ePE. C’est cette version actuelle que les marchands référencent, dans les mêmes tailles et le même coloris bleu que la mienne. La Kamet Light se trouve encore chez quelques revendeurs en fin de série : si vous tombez dessus à votre taille, c’est une bonne affaire.

Questions fréquentes

La Kamet Light tient-elle sous une pluie de plusieurs heures ?

Oui, c’est même son point fort. Sur le Tour du Beaufortain, elle a encaissé des heures de pluie continue sans que l’eau passe, y compris aux épaules, là où les bretelles du sac écrasent le tissu et où les vestes moyennes cèdent en premier.

Est-ce qu’on transpire dedans ?

Après plusieurs heures sous la pluie, il fait chaud à l’intérieur. C’est vrai de toutes les vestes imperméables, quel que soit le chiffre de respirabilité annoncé. Les deux zips sous les bras sont la vraie réponse : ouverts en montée, ils évacuent bien plus d’air que la membrane seule.

Combien pèse la Millet Kamet Light ?

Environ 475 g en taille L. C’est le poids d’une vraie 3 couches, à comparer aux 250 à 300 g d’une membrane légère de secours. Sur un trek de plusieurs jours en montagne, ces grammes se rentabilisent dès la première grosse averse.

La capuche est-elle utilisable sans casque ?

Oui. Elle est taillée pour passer sur un casque d’alpinisme, donc généreuse tête nue, mais sa rigidité est un atout : la visière garde sa forme sous l’averse au lieu de s’affaisser sur les yeux.

Tient-elle dans le temps ?

Après le Beaufortain et de nombreuses sorties depuis, la mienne ne montre ni brillance aux épaules, ni usure aux coudes, ni couture qui bouge. C’est ce qui justifie l’investissement sur une veste de ce niveau.

Quelle différence avec la Kamet Gore-Tex actuelle ?

Le modèle vendu aujourd’hui est passé à la membrane Gore-Tex ePE, sans PFAS, en réponse à l’interdiction française de janvier 2026. L’imperméabilité reste à 28 000 mm, mais la respirabilité annoncée descend d’un RET inférieur à 9 à un RET inférieur à 20.

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