La Kamet Light Gore-Tex est la veste imperméable que j’ai portée sur le Tour du Beaufortain, dont plusieurs heures d’affilée sous une pluie qui ne s’arrêtait pas. C’est exactement le genre de journée qui départage une membrane d’une autre, et Millet s’en sort très bien. Elle figure dans mon comparatif des meilleures vestes de randonnée imperméables.

- Membrane : Gore-Tex 3 couches
- Imperméabilité : 28 000 mm
- Respirabilité : RET < 9
- Poids : environ 475 g en taille L
- Aération : deux zips sous les bras
- Capuche : à visière, compatible casque

La Kamet Light à l’usage
Des heures de pluie, et rien n’est passé
C’est le point sur lequel je n’ai aucune réserve. Sur le Beaufortain, la pluie a duré des heures sans interruption, du type de celles qui finissent par avoir raison des vestes moyennes : l’eau passe d’abord aux épaules, là où les bretelles du sac écrasent le tissu et où la déperlance s’use le plus vite. Rien de tel ici. La membrane Gore-Tex 3 couches et ses 28 000 mm ont tenu du début à la fin, épaules comprises.

La seule limite que j’ai rencontrée n’en est pas vraiment une, c’est celle de toutes les membranes : après plusieurs heures sous la pluie, il fait chaud à l’intérieur. Aucune veste imperméable n’y échappe, quel que soit le chiffre de respirabilité affiché. La différence se joue sur ce qu’on peut faire pour l’atténuer, et là, la Kamet a une vraie réponse.
Les zips sous les bras font le vrai travail
Les deux ouvertures zippées sous les bras sont ce qui rend la veste supportable en montée sous la pluie. Ouvertes en grand, elles évacuent bien plus d’air chaud que ce que la membrane peut faire passer toute seule, et je les manœuvre sans retirer le sac. C’est un équipement qu’on retrouve sur toutes les bonnes vestes techniques, mais qui manque encore à beaucoup de modèles milieu de gamme : à l’usage, c’est le premier critère que je regarde sur une veste de randonnée.

Le RET annoncé sous 9 place la Kamet Light dans le haut du panier théorique. Sur le terrain, je ne ressens pas ce chiffre comme une veste qui « respire » : je le ressens comme une veste qui met plus longtemps que les autres à devenir inconfortable.
Une capuche qui tient toute seule
La capuche est assez rigide et sa visière fait presque casquette. Ce n’est pas un défaut, c’est ce qui lui permet de garder sa forme sous l’averse au lieu de s’affaisser sur les yeux, et de laisser la pluie s’égoutter devant le visage plutôt que sur les lunettes. Elle est dimensionnée pour passer par-dessus un casque d’alpinisme, ce qui explique son volume : tête nue, elle reste généreuse.

Le poids, et ce que j’accepte en échange
Autour de 475 g en taille L, la Kamet Light n’est pas la coupe-vent d’urgence qu’on oublie au fond du sac. C’est une vraie 3 couches, et elle en a le poids. Pour un trek de plusieurs jours en montagne où la pluie est probable, ces grammes se rentabilisent dès la première grosse averse. Pour une sortie à la journée par temps incertain, une membrane plus légère suffit souvent.

Beaucoup portée, et aucune trace d’usure
C’est le point que peu de tests documentent, parce qu’il demande du temps. Depuis le Beaufortain, la veste a beaucoup servi : sorties à la journée, week-ends, bivouacs, frottements de bretelles et de sangle pectorale aux mêmes endroits à chaque fois. Le tissu extérieur ne montre ni brillance aux épaules, ni amorce d’usure aux coudes, ni couture qui bouge. C’est ce qui justifie le prix d’une veste à ce niveau : elle ne se remplace pas dans deux saisons.

Avantages et inconvénients
Ce qui m’a convaincu
- Imperméabilité sans faille sur plusieurs heures de pluie continue, épaules comprises
- Deux zips d’aération sous les bras, manœuvrables sac au dos
- Capuche qui garde sa forme et protège le visage
- Poches bien placées, accessibles même avec le sac sur le dos
- Aucune usure visible malgré un usage régulier
- Liberté de mouvement préservée malgré la construction 3 couches
Ce qu’il faut savoir
- Il fait chaud dedans après plusieurs heures sous la pluie, comme dans toute veste imperméable
- Environ 475 g : c’est une veste de trek, pas une coupe-vent de secours
- Capuche taillée pour un casque, donc généreuse tête nue
- Le tarif d’une Gore-Tex 3 couches d’alpinisme
Kamet Light ou Kamet Gore-Tex : ce qui a changé
Millet a fait évoluer la gamme depuis mon test. La Kamet vendue aujourd’hui est passée à la membrane Gore-Tex ePE, une génération sans PFAS développée pour répondre à l’interdiction française entrée en vigueur au 1er janvier 2026. L’imperméabilité reste annoncée à 28 000 mm, la face extérieure passe en polyamide recyclé, et la capuche alpinisme compatible casque est conservée.
Une différence mérite d’être signalée : la respirabilité annoncée sur le modèle actuel est donnée pour un RET inférieur à 20, quand ma Kamet Light affichait un RET inférieur à 9. Sur le papier, la version sans PFAS respire donc moins bien. C’est un arbitrage assumé par l’industrie textile, et il concerne toutes les marques, pas Millet seule.

Acheter la veste Millet Kamet
Le modèle que j’ai testé est la Kamet Light Gore-Tex, remplacée dans la gamme par la Kamet Gore-Tex en membrane ePE. C’est cette version actuelle que les marchands référencent, dans les mêmes tailles et le même coloris bleu que la mienne. La Kamet Light se trouve encore chez quelques revendeurs en fin de série : si vous tombez dessus à votre taille, c’est une bonne affaire.
Questions fréquentes
La Kamet Light tient-elle sous une pluie de plusieurs heures ?
Oui, c’est même son point fort. Sur le Tour du Beaufortain, elle a encaissé des heures de pluie continue sans que l’eau passe, y compris aux épaules, là où les bretelles du sac écrasent le tissu et où les vestes moyennes cèdent en premier.
Est-ce qu’on transpire dedans ?
Après plusieurs heures sous la pluie, il fait chaud à l’intérieur. C’est vrai de toutes les vestes imperméables, quel que soit le chiffre de respirabilité annoncé. Les deux zips sous les bras sont la vraie réponse : ouverts en montée, ils évacuent bien plus d’air que la membrane seule.
Combien pèse la Millet Kamet Light ?
Environ 475 g en taille L. C’est le poids d’une vraie 3 couches, à comparer aux 250 à 300 g d’une membrane légère de secours. Sur un trek de plusieurs jours en montagne, ces grammes se rentabilisent dès la première grosse averse.
La capuche est-elle utilisable sans casque ?
Oui. Elle est taillée pour passer sur un casque d’alpinisme, donc généreuse tête nue, mais sa rigidité est un atout : la visière garde sa forme sous l’averse au lieu de s’affaisser sur les yeux.
Tient-elle dans le temps ?
Après le Beaufortain et de nombreuses sorties depuis, la mienne ne montre ni brillance aux épaules, ni usure aux coudes, ni couture qui bouge. C’est ce qui justifie l’investissement sur une veste de ce niveau.
Quelle différence avec la Kamet Gore-Tex actuelle ?
Le modèle vendu aujourd’hui est passé à la membrane Gore-Tex ePE, sans PFAS, en réponse à l’interdiction française de janvier 2026. L’imperméabilité reste à 28 000 mm, mais la respirabilité annoncée descend d’un RET inférieur à 9 à un RET inférieur à 20.
