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NeoAir XLite NXT ou Ether Light XR : quel matelas choisir ?

NeoAir XLite NXT ou Ether Light XR : quel matelas choisir ?

NeoAir XLite NXT ou Ether Light XR : ce sont les deux matelas gonflables que l’on retrouve le plus souvent dans les sacs des randonneurs légers, et ils ne visent pas tout à fait la même chose. Le Thermarest NeoAir XLite NXT cherche le meilleur rapport chaleur-poids, le Sea to Summit Ether Light XR Insulated privilégie le confort de couchage. Nous les avons utilisés tous les deux en bivouac, l’un sur la Grande Traversée des Alpes, l’autre sur la traversée des Bauges. Voici ce qui les sépare vraiment.

NeoAir XLite NXT ou Ether Light XR : l’essentiel

  • Le plus léger et le plus chaud : le NeoAir XLite NXT, 370 g pour une R-Value de 4,5.
  • Le plus confortable : l’Ether Light XR et ses 10 cm d’épaisseur, contre 7,6 cm.
  • Le plus silencieux : l’Ether Light XR, le NeoAir a réduit son bruit sans le supprimer.
  • Le plus compact : les deux tiennent dans le volume d’une bouteille d’un litre.
  • Pour dormir sur le côté : l’Ether Light XR, sans hésiter.
  • Pour compter chaque gramme : le NeoAir XLite NXT.

Thermarest NeoAir XLite NXT

  • Poids : 370 g
  • R-Value : 4,5
  • Épaisseur : 7,6 cm
  • Volume replié : 23 × 10 cm
  • Tissu : nylon ripstop 30 deniers

C’est le matelas des longues traversées : 370 g pour une R-Value de 4,5, personne ne fait mieux sur ce rapport. Sur la Grande Traversée des Alpes, nous n’avons jamais senti le froid du sol. Les 7,6 cm d’épaisseur, contre 6,3 sur la génération précédente, suffisent à dormir sur le côté sans point de pression aux hanches, et le froissement de sac plastique qui trahissait les anciens NeoAir a nettement diminué.

Ses limites sont connues : un tarif très élevé, et une toile de 30 deniers qui reste fine. Après plus de 80 nuits, aucune fuite chez nous, mais un tapis mousse en dessous sur terrain caillouteux prolonge nettement sa vie. Pour de l’hiver régulier, il faut passer au NeoAir XTherm et sa R-Value de 6,5.

Lire notre test complet du Thermarest NeoAir XLite NXT


Sea to Summit Ether Light XR Insulated

  • Poids : 445 g en Small, 470 g en Regular
  • R-Value : 4,1
  • Épaisseur : 10 cm
  • Volume replié : 20,5 × 11 × 11 cm
  • Gonflage : sac Airstream intégré à la housse

Les 10 cm d’épaisseur changent tout dès qu’on dort sur le côté ou sur un sol bosselé : les cellules Air Sprung répartissent le poids sans effet de balancier, et pendant la traversée des Bauges nous l’avons trouvé plus confortable que le NeoAir. Il est aussi plus silencieux, ce qui compte quand on partage la tente. Le sac Airstream le gonfle en deux ou trois coups, sans souffler l’humidité de son haleine dans les chambres à air.

En contrepartie, il pèse 75 à 100 g de plus, sa R-Value de 4,1 reste légèrement en retrait, et la taille se choisit sur la morphologie : des pieds qui dépassent font perdre le confort comme l’isolation.

Lire notre test complet du Sea to Summit Ether Light XR


Gonflage et rangement : deux gestes, deux philosophies

Aucun des deux ne se gonfle à la bouche, et c’est une bonne nouvelle : l’humidité de l’haleine finit par moisir à l’intérieur d’un matelas qu’on ne peut pas ouvrir. Les deux sont livrés avec leur sac de gonflage.

Le NeoAir se gonfle par une valve WingLock unidirectionnelle, en une douzaine d’insufflations au sac pompe. Elle se manipule avec des gants, ce qui n’est pas anecdotique un matin d’octobre. Le dégonflage se fait en dévissant complètement la valve, et le matelas se replie sans lutte.

L’Ether Light passe par une housse qui fait office de sac de gonflage Airstream et une valve XPRESS très fluide : deux ou trois coups suffisent. Le soir, il est prêt en moins de deux minutes ; le matin, il retourne dans son sac de compression sans qu’on ait à batailler. C’est le plus rapide des deux, nettement.

Côté encombrement, l’écart est faible et se joue sur la forme : 23 × 10 cm pour le NeoAir, soit le volume d’une gourde d’un litre, contre 20,5 × 11 × 11 cm pour l’Ether Light, plus trapu. Dans une sacoche de bikepacking, le format plus court du Sea to Summit passe parfois là où le Thermarest ne rentre pas.



Bruit et durabilité : les deux réserves

Le NeoAir traîne une réputation de matelas bruyant, héritée des générations précédentes : le film réfléchissant interne craquait au moindre mouvement. La version NXT a nettement corrigé le défaut, au point qu’il ne nous a jamais réveillés en bivouac. Il reste plus sonore que l’Ether Light, dont les alvéoles Air Sprung ne produisent aucun bruit de film. Si vous dormez à deux sous la même tente, c’est un argument réel.

Sur la durabilité, nous mettons la même note aux deux, 8 sur 10, et pour la même raison : ce sont des matelas à parois fines, plus exposés qu’un autogonflant. Aucun des deux n’a percé chez nous, mais tous deux imposent la même discipline — vérifier le sol avant de poser, ou glisser un tapis fin en dessous en terrain caillouteux.

Lequel choisir selon votre usage

Vous partez sur une longue traversée

Prenez le NeoAir XLite NXT. Sur trois semaines de marche, les 75 g d’écart et la R-Value supérieure se paient tous les jours, et le confort reste largement suffisant.

Vous dormez sur le côté ou vous dormez mal en bivouac

Prenez l’Ether Light XR. Les 10 cm d’épaisseur et l’absence d’effet de balancier font une vraie différence sur la qualité des nuits, et c’est ce qui vous fera repartir en forme le lendemain.

Vous bivouaquez surtout en été

Les deux sont surdimensionnés. Un matelas à R-Value 1,5 comme le Simond MT500 suffit et coûte quatre fois moins cher.

Vous partez en bikepacking

L’Ether Light XR est un peu plus compact une fois replié, ce qui compte dans une sacoche de guidon. Le NeoAir reste plus léger.

Peut-on les gonfler à la bouche ?

Techniquement oui, en pratique évitez-le. L’humidité de l’haleine se dépose à l’intérieur des chambres à air, qu’on ne peut ni ouvrir ni sécher : à la longue, elle abîme l’isolation. Les deux matelas sont livrés avec un sac de gonflage qui règle la question en deux minutes.

Lequel se répare le plus facilement sur le terrain ?

Le Sea to Summit part avec un avantage pratique : son kit de réparation vit dans la housse, donc il est toujours là quand il faut. Chez Thermarest, le kit est fourni mais se range à part, et c’est typiquement ce qu’on oublie. Dans les deux cas, la réparation d’une micro-perforation se fait sur place en quelques minutes.

Lequel est le plus chaud ?

Le NeoAir XLite NXT, avec une R-Value de 4,5 contre 4,1. L’écart est réel mais modeste : les deux passent des nuits à quelques degrés sous zéro avec un sac de couchage adapté.

Lequel est le plus confortable ?

L’Ether Light XR, sans discussion. Ses 10 cm d’épaisseur contre 7,6 cm et sa structure en cellules changent le ressenti dès qu’on dort sur le côté ou sur un sol irrégulier.

Sont-ils bruyants ?

Le NeoAir a longtemps été reproché pour son bruit de sac plastique. La version NXT l’a nettement réduit sans le faire disparaître. L’Ether Light XR est plus discret des deux.

Faut-il un tapis de sol en dessous ?

C’est conseillé pour les deux sur terrain caillouteux, et particulièrement pour le NeoAir dont la toile de 30 deniers est plus fine.

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