Rab Microlight Alpine ou Patagonia Nano Puff : deux doudounes de randonnée très différentes sous des poids voisins, la Rab Microlight Alpine mise sur le duvet, la Patagonia Nano Puff sur l’isolation synthétique. Ce choix n’est pas un détail technique, il change ce que vous pouvez leur demander en montagne. Nous les avons portées toutes les deux, l’une six semaines sur la Grande Traversée des Alpes, l’autre au fil des saisons.
Notre photoComment nous testons ?
- Test terrain sur plusieurs jours, en conditions réelles
- Plusieurs critères notés
- Test indépendant, aucune marque ne nous paie
Tableau comparatif des meilleurs Rab Microlight Alpine
Une doudoune se juge à la pause, quand le corps refroidit d’un coup. Nous les portons plusieurs jours, à des températures relevées : le gonflant en cuin et la limite d’usage figurent au tableau, la note vient de la chaleur réelle à l’arrêt, de la compressibilité une fois dans le sac et de la tenue du duvet après compressions répétées. La coupe compte autant que le garnissage — une doudoune qui bâille au col perd ce qu’elle a gagné en cuin. Les cinq critères notés sont les mêmes pour tous les modèles de cette page, et ils pèsent le même poids dans la note : la performance sur le terrain, isolation, la durabilité et la finition, le rapport qualité-prix et le poids et l’encombrement.
3 des 3 produits de cette sélection ont été testés sur le terrain et notés sur cinq critères.
| Notre test | Caractéristiques | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Notesur 10 | Terrain | Isolation | Durabilité | Qualité-prix | Compacité | Poids | Garnissage | Capuche | Poches | ||
| Patagonia Nano PuffLire notre test | 8,5/10 | 9,0 | 7,0 | 10,0 | 7,0 | 10,0 | 337 g | synthétique PrimaLoft Gold | non sur la version veste | 2 mains et 1 poitrine | |
| Rab Microlight AlpineLire notre test | 8,0/10 | n.c. | 9,0 | 9,0 | 7,0 | 6,0 | 9,0 | 413 g | n.c. | n.c. | n.c. |
| Rab Microlight AlpineLire notre test | 8,0/10 | 9,0 | 9,0 | 7,0 | 6,0 | 9,0 | 413 g | duvet hydrophobe 700 Cuin | oui, avec visière | 2 mains et 1 poitrine | |
Rab Microlight Alpine ou Patagonia Nano Puff : l’essentiel
- La plus chaude : la Rab Microlight Alpine, duvet 700 Cuin.
- La plus légère : la Nano Puff, 337 g contre 413 g.
- La plus fiable par temps humide : la Nano Puff, le synthétique garde son pouvoir isolant mouillé.
- La plus compressible : la Nano Puff, qui se range dans sa propre poche.
- Avec capuche : la Rab, et sa visière protège vraiment.
- Pour les pauses en été et l’effort : la Nano Puff.



Notre photoRab Microlight Alpine
- Poids : 413 g en femme, 465 g en homme
- Garnissage : duvet hydrophobe 700 Cuin
- Tissu : Pertex Quantum 30D
- Capuche : oui, avec visière
- Poches : 2 mains et 1 poitrine
Six semaines sur la Grande Traversée des Alpes, du froid du matin au vent des cols : la chaleur arrive vite et se répartit bien, la capuche à visière protège vraiment, et la coupe laisse la place à plusieurs couches en dessous. C’est la plus polyvalente des deux dès que la température descend.
Elle perd du duvet aux coutures, sans effet mesurable sur l’isolation mais c’est agaçant à ce prix, et les coutures traversantes créent des ponts thermiques qu’une construction en caissons n’a pas. Ce n’est pas non plus une imperméable : le duvet traité encaisse l’humidité mieux que la moyenne, il ne remplace pas une veste.



Lire notre test complet de la Rab Microlight Alpine
Notre photoPatagonia Nano Puff
- Poids : 337 g
- Garnissage : synthétique PrimaLoft Gold
- Tissu : polyester recyclé ripstop, traitement déperlant
- Capuche : non sur la version veste
- Poches : 2 mains et 1 poitrine
337 g, un garnissage synthétique et un polyester recyclé traité déperlant : elle se comprime dans sa propre poche et ne craint pas l’humidité, ce qui la distingue nettement du duvet. La coupe passe sous une veste sans gêner, et le matelassage en losanges évite les points froids.
C’est une isolation d’appoint, pas une doudoune d’hiver. Elle fait très bien le travail aux pauses tant qu’on reste en températures positives, et jusqu’à environ moins cinq degrés en couche intermédiaire, mais en dessous il faut passer au duvet.



Lire notre test complet de la Patagonia Nano Puff
Le rangement : dans sa poche ou dans son sac
Détail minuscule sur le papier, quotidien sur le terrain. La Nano Puff se range dans sa propre poche poitrine, qui devient son étui : rien à perdre, rien à chercher au fond du sac. La Rab est livrée avec un sac de rangement séparé — efficace, mais c’est un objet de plus à ne pas égarer, et il finit toujours par disparaître au troisième bivouac.
Sur la compressibilité elle-même, la Rab est très bonne sans être extrême : elle rentre sans forcer dans son sac, mais ne se comprime pas au point de disparaître. C’est la contrepartie d’un duvet 700 cuin réparti par zones plutôt que d’un garnissage tassé au maximum.
Coupe, capuche et ce qu’on met dessous
La Rab Microlight Alpine est ajustée sans être serrée : il reste la place d’une sous-couche mérinos et d’une polaire en dessous, sans effet de compression qui écraserait le duvet — et un duvet écrasé n’isole plus. Elle descend assez bas sur les hanches pour protéger le bas du dos assis au bivouac. Sa capuche ajustable, à visière semi-rigide, tient en place sans serrage excessif et coupe le vent au visage.
La Nano Puff joue une autre carte, celle de la couche polyvalente : structure matelassée en losange qui maintient le garnissage en place et évite les points froids, coupe épurée qui passe aussi bien sous une veste imperméable qu’en ville. C’est la doudoune qu’on garde sur le dos en marchant par temps frais ; la Rab, elle, est faite pour être enfilée à l’arrêt.
Duvet ou synthétique : ce qui décide vraiment
À poids égal, le duvet est plus chaud et plus compressible. Mouillé, il s’écrase et n’isole plus, alors que le synthétique continue de tenir chaud. Le traitement hydrophobe de la Rab repousse l’échéance, il ne la supprime pas.
Vous randonnez en montagne trois saisons
La Rab Microlight Alpine. Elle couvre du printemps à l’automne, y compris les bivouacs frais, et sa capuche évite d’emporter un bonnet de plus.
Vous cherchez une couche pour l’effort et les pauses courtes
La Nano Puff. Elle se met et s’enlève sans y penser, se range dans sa poche, et ne souffre pas d’une averse.
Vous partez en climat humide
La Nano Puff, sans hésiter. C’est exactement le terrain où le duvet perd son avantage.
Vous bivouaquez par températures négatives
Aucune des deux ne suffit seule. Il faut monter en garnissage, sur le modèle d’une doudoune d’expédition, et garder l’une de ces deux vestes comme couche intermédiaire.
Laquelle garder sur le dos en marchant ?
La Nano Puff. Son garnissage synthétique et sa coupe respirent assez pour un début d’étape frais sans transformer la doudoune en sauna. La Rab s’y prête à la marge sur les matinées froides, mais elle est pensée pour l’arrêt : la pause en altitude, le bivouac, la soirée.
Le duvet de la Rab craint-il l’humidité ?
Moins qu’un duvet classique : le garnissage est traité hydrophobe et le tissu Pertex Quantum est déperlant. Cela repousse le problème, cela ne le supprime pas. En climat durablement humide, le PrimaLoft de la Nano Puff garde de la chaleur même mouillé, ce qu’aucun duvet ne sait faire.
Laquelle est la plus chaude ?
Durabilité et entretien : l’écart le plus net
C’est sur ce critère que les deux doudounes s’éloignent le plus, et le classement surprend : nous mettons 10 sur 10 à la Nano Puff contre 7 sur 10 à la Rab. Le duvet est un matériau vivant — il se tasse, il perd du gonflant s’il est comprimé trop longtemps, il souffre des lavages. Le PrimaLoft encaisse tout cela sans broncher.
En pratique, cela se traduit par deux règles opposées. La Rab se stocke à la maison non comprimée, sur un cintre ou dans un grand sac en filet, et se lave rarement, avec une lessive spéciale duvet. La Nano Puff se lave en machine comme un vêtement ordinaire et se range où l’on veut. Sur dix ans d’usage, c’est un écart de contraintes considérable.
La Rab Microlight Alpine. Son duvet 700 Cuin offre plus de chaleur à poids équivalent que le PrimaLoft Gold de la Nano Puff, qui reste une isolation d’appoint.
Laquelle choisir s’il pleut souvent ?
La Nano Puff. Le synthétique garde son pouvoir isolant même humide, là où le duvet s’écrase. Aucune des deux n’est imperméable, il faut une veste par-dessus.
Peut-on les porter sous une veste de pluie ?
Oui pour les deux. La Nano Puff est plus fine et gêne moins sous une coupe ajustée ; la Rab demande un peu plus de place mais réchauffe davantage.
Laquelle se range le plus petit ?
La Nano Puff, qui se comprime dans sa propre poche poitrine. La Rab a un sac de rangement séparé, qu’il vaut mieux ne pas perdre.
